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10% de la
population adulte est ou a été confrontée aux
acouphènes... Quelques informations sur ce
phénomène qui peut prendre une ampleur
invalidante.
Une brève
définition
Il s'agit de sons
d'intensité (volume) et de fréquence (hauteur)
souvent précises, perçus par le patient mais
pas par son entourage; en effet, ces sons ne sont
pas engendrés par une vibration du monde
extérieur.Ils signalent souvent un problème
auditif.
Quelle est
l'origine des acouphènes ?
Plusieurs
hypothèses sont retenues:
-la perte auditive
et les acouphènes évoluent souvent de façon
similaire; de plus, la zone de perte auditive et
la fréquence de l'acouphène sont souvent
proches.On peut donc penser à une perturbation
au niveau de la cochlée.
-une activité
anormale au niveau des voies nerveuses auditives
est aussi envisagée: l'émission d'influx
nerveux en boucle au niveau des aires auditives
du cerveau serait alors interprétée comme un
son.
-l'acouphène peut
survenir suite à un problème circulatoire, on
le rencontre de même chez les patients souffrant
d'arthrose cervicale
-il peut aussi
être une séquelle d'opération de l'oreille
moyenne ou faire suite à un traitement
médicamenteux.
Traitements
proposés
-médicaments:
(sur prescription du médecin ORL ) leur
efficacité est souvent faible ou nulle.
-électrostimulation:
elle ne donne pas non plus de bons résultats.
-sophrologie:
cette méthode, reposant sur la relaxation, peut
s'avérer efficace en association avec d'autres
traitements.
-aide
auditive: si le patient est également
atteint d'une perte auditive, le port d'un
appareil classique peut réduire les acouphènes
de façon notable dans 30 à 40% des cas.
-masqueur
d'acouphènes: similaire à une aide
auditive, le masqueur génère un bruit de
souffle comprenant des fréquences graves et
aigues,est réglé de façon à masquer
l'acouphène dont on aura au préalable
déterminé la fréquence et l'intensité.Le port
du masqueur d'acouphènes influe sur la
perception de l'acouphène ( le bruit produit par
l'appareil est plus facile à accepter et à
tolérer car il est choisit par le patient ) et,
associé à la prise de médicaments et à un
suivi psychologique, permet une
"amélioration" de la tolérance dans 7
cas sur 10.
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